Ce soir, la Halle André-Vacheresse de Roanne accueille deux des visages les plus fascinants du tennis français. La température devrait monter d’encore un cran.
D’un côté, Moïse Kouamé, 17 ans. Un représentant de la « génération 2009 », tellement prometteuse. Un talent précoce, une ascension fulgurante et cette insouciance qui caractérise les champions en devenir. À un âge où beaucoup découvrent encore le haut niveau, lui frappe déjà à la porte des plus grands.
De l’autre, Giovanni Mpetshi Perricard, 23 ans. Du haut de ses 2,03 mètres, le géant lyonnais possède l’un des services les plus redoutables du tour. Déjà titré à deux reprises (ATP250 à Lyon, ATP500 à Bâle face à Ben Shelton en finale) sur le grand circuit, le Lyonnais a connu les frissons de Wimbledon et prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite mondiale.
Six années les séparent. L’un rêve de conquérir les sommets, l’autre sait déjà ce que l’on ressent lorsqu’on les approche. Deux trajectoires, deux styles, mais une même ambition : écrire l’avenir du tennis français.
Et si, dans quelques années, nous nous souvenions de cette soirée à Roanne en nous disant : « Nous les avons vus jouer ici, avant qu’ils ne deviennent immenses » ? C’est aussi l’une des vocations de l’Open Auvergne-Rhône-Alpes de Roanne : permettre aux talents d’éclore, de faire leurs armes et ensuite de conquérir le tennis mondial. Leur même rêve.
Ce soir, ce n’est pas seulement du grand spectacle qui nous attend. C’est peut-être un morceau d’histoire.
